Éviter les pièges de la pauvreté en Tanzanie

Tandis que les rétroactions peuvent maintenir un système dans un régime souhaité, elles peuvent également l’enfermer dans une configuration indésirable.

Rainwater harvesting in Tanzania

R. Kautsky/Azote

Dans les zones arides de la Tanzanie par exemple, la croissance démographique a fait grimper la demande pour la production agricole et a réduit la durée de la mise en jachère. Cela a conduit à l’épuisement de la matière organique du sol et à la baisse de la fertilité des terres. Par conséquent, les récoltes vivrières sont faibles et les agriculteurs n’ont que très peu de surplus à vendre et donc, pas d’argent pour acheter les engrais nécessaires à l’amélioration de la fertilité des sols. Il en résulte un cercle vicieux qui enferme les agriculteurs dans une situation de pauvreté. Dans ces cas-là, il peut s’avérer nécessaire de perturber ou atténuer les rétroactions qui maintiennent le système dans des configurations indésirables. En Tanzanie, par exemple, la collecte des eaux de pluie et l’agriculture de conservation peuvent aider à restaurer la fertilité des sols et à diminuer les effets de la sécheresse. Cela peut aider à augmenter les récoltes de manière à ce que les petits exploitants agricoles commencent à économiser, ce qui leur permet en retour d’acheter des engrais, d’augmenter encore les récoltes et d’échapper au piège de la pauvreté dans lequel nombre d’entre eux sont pris.